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[Chronique] La fille d’Avant – JP Delaney

La fille d’avant – JP Delanay

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

Tout premier thriller pour moi, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je sortais un peu de mes sentiers battus et j’avais assez peur du résultat. C’est donc par le biais de la maison d’édition Fayard que j’ai eu la possibilité de le lire. Et à ma grande surprise, j’ai plutôt apprécié ! 


Le livre nous relate l’histoire de Jane, seconde locataire du One Folgate Street, maison ultra moderne crée par un architecte de renom. La particularité de cette maison repose sur un concept tout à fait original : faire corps avec la maison. Et pour ça, il n’y a pas moins de 200 règles à respecter (absence de livres, aucune modification à envisager, pas de tapis, interdiction de fumer, pas de coussin, etc…) pour y vivre. Jane, c’est ce personnage féminin un peu paumé suite à un drame personnel qui tente de se reconstruire et quoi de mieux qu’une expérience nouvelle et inédite ?

Evidemment, nos amis n’en croient par leurs yeux quand ils franchissent la porte, même si nous n’échappons pas aux plaisanteries du style : Ou sont passés les meubles ?

En parallèle de l’histoire de Jane, il y a celle d’Emma ; la première locataire. La plus intéressante finalement puisque tout le livre tourne autour de ce qui lui est arrivé dans la maison. Pourtant, au-delà de son importance, je n’ai pas réussi à l’apprécier. Car le livre souffre d’un problème durant les 150 premières pages. C’est bourré de cliché ! Lors de la sortie de Cinquante de Grey, et de son emballement médiatique, j’ai souhaité lire le texte afin de comprendre l’engouement. Que je n’ai pas compris. Le mec qui possède un tel pouvoir sur une femme, je trouve cela très malsain, voir toxique. Et c’est exactement le problème avec La Fille d’Avant. L’architecte a sérieusement un problème psychologique à chercher à tout contrôler comme ça et principalement chez ses locataires. Jane et Emma finissent toutes deux dans le lit du proprio en moins de temps qu’il ne faut pour dire ouf. Et ça ne les gêne pas du tout qu’un type puisse avoir le contrôle sur leur vie de cette manière. On frôle parfois la caricature !

Heureusement, on est tellement envie de savoir ce qui arrive à Emma qu’on passe outre les clichés (même si parfois, c’est vraiment attendu). J’aime parfois prendre mon temps pour lire, mais celui-là fut dévoré en deux jours ! Pourtant, je regrette la fin. L’auteur n’a pas su s’arrêter et c’est bien dommage. Pour moi, il y a 30 pages de trop sur la fin…


Conclusion, une très bonne lecture par le sujet et l’intérêt que vient jouer la psychologie ici. Il aurait pu être parfait sans ces clichés dignes d’un 50 Nuances !

Note : 14/20

Edition Fayard 

Pages : 428


Cette chronique rentre dans le cadre des services presses en partenariat avec les Editions Fayard 

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