Chronique, Thriller

[Chronique] Les prisonnières de Pharaon – Serge Brussolo

Les prisonnières de Pharaon – Serge Brussolo

Dans le désert, une caravane est attaquée par Abou-Assim, vizir du mystérieux prince Idriss. Plusieurs femmes, dont Anouna la parfumeuse, sont capturées. Elles se retrouvent prisonnières à Al-Madina-Kamina, une ancienne et étrange cité à moitié enfouie sous les sables. C’est là que se cache Idriss, entouré de quelques hommes d’armes, de son harem et de son fidèle Abou-Assim. Il a ainsi pu échapper à son père, le sultan Mazine, qui le recherche activement car une prédiction a annoncé qu’Idriss serait l’assassin du sultan. Dans l’univers clos de cette ville fantôme cernée par les tempêtes de sable, les passions se déchaînent et le vizir, craignant pour son maître, confie à Anouna la charge de surveiller ses compagnes pour mettre en échec la moindre tentative de complot.


couv67343064Serge Brussolo, l’auteur phare de mon adolescence. J’en ai lu un nombre incalculable durant plusieurs années jusqu’à finir par me tourner vers autres choses. J’aimais particulièrement cette capacité à emmener son lecteur sans le faire décrocher une seule seconde. Et puis en grandissant, je l’ai un peu oublié. Jusqu’à aujourd’hui par le fabuleux hasard de ma Bibliothèque municipale.

Ce livre était une valeur sûre, car une enquête dans le monde « merveilleux » du Harem et le fait que ce soit un huit-clos ne pouvait que me plaire.

Pourtant, ce n’est pas le meilleur Brussolo que j’ai pu lire. L’ensemble du livre manque de profondeur et je ne me suis pas du tout attaché aux personnages présents . Je suis complètement resté à l’extérieur des événements. Ce qui est un comble pour un huit-clos où en temps normal, on se sent toute suite impliquée à découvrir le pourquoi du comment.

Seul point positif à mon sens, le travail de retranscription du Harem et de ses codes. On perçoit très bien l’atmosphère pesante d’un tel lieu où chaque femme se jalouse pour avoir les faveurs du Malik. Certaines sont très vicieuses pour arriver à leur fin.

Et que dire de la fin ? Je l’ai trouvé interminable et je me suis vu me forcer (ce qui arrive très rarement) pour arriver au toutes dernières pages. Tout arrive trop vite dans le cafouillis le plus total sans pic réel d’action. Quant aux vraies dernières pages, je suis resté de marbre devant le dénouement final. Un twist pareil aurait dû me renverser de ma chaise.

Une petite déception pour ce retour avec Brussolo. Un texte trop classique, loin de ce à quoi il m’avait habitué.


Edition : Editions du Masque 

Pages 306


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Poche / Broché


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3 réflexions au sujet de “[Chronique] Les prisonnières de Pharaon – Serge Brussolo”

  1. Comme toi j’adorais Brussolo qui a bercé une partie de ma jeunesse et puis, comme toi, j’ai lu un livre d’un autre genre de l’auteur grâce à ma bibliothèque… et là ça a été la déception! Il s’agit de Fenêtre jaune si je me rappelle bien (si ça peut t’éviter la même erreur que toi ^^).

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