Rentrée littéraire 18 / Robert Laffont

La nouvelle rentrée littéraire approchant à grand pas (moins d’un mois quand même), il est temps de commencer un petit tour d’horizon des sorties alléchantes. Pour sortir un peu des billets que je sors chaque mois sur les sorties mensuelles, ici, l’idée est de mettre en avant les maisons d’édition dont j’aime le plus les publications. Principalement pour éviter la marée de billet intempestif et surtout parce que je ne lis pas ce que sort chaque maison d’édition (et il y en des masses quand même). On commence toute suite 😉



Pour ce premier billet, je vous propose les sorties de Robert Laffont que j’apprécie de plus en plus, surtout pour leurs sorties historiques. Quelques jolis moments de lecture sont à prévoir.

9782221217634ori

37, étoiles filantes de Jérôme Attal

Sous le ciel étoilé de Paris, un jour de 1937, Alberto Giacometti n’a qu’une idée en tête : casser la gueule à Jean-Paul Sartre ! C’est cette histoire, son origine et sa trépidante conclusion, qui sont ici racontées.

Pourquoi j’ai envie ? Pour sa décennie d’abord. Je suis une amoureuse des années trente et du monde culturelle de cette époque. Mais aussi pour connaître ce fait (réel ?) et ces hommes qui ont fait leur époque.

 

 

9782221218716oriLe dernier bain, Gwenaëlle Robert

Paris, an II. La France vibre sous le souffle de la Terreur.
Jane, une jeune Anglaise cachée dans l’appartement d’aristocrates émigrés, Théodose, un moine qui a renié sa foi par peur de la guillotine, Marthe, la lingère de Marie-Antoinette emprisonnée au Temple, David, le fameux peintre et député de la Convention, ou encore une Normande du nom de Charlotte Corday, tout juste arrivée à Paris… Ils sont nombreux, ceux qui tournent autour du logis de la rue des Cordeliers où Marat, cloîtré, immergé dans des bains de soufre, traque les suspects hostiles aux idées de la République.
Il ignore que certains d’entre eux souhaitent sa mort et qu’il ne lui reste plus que trois jours à vivre.

Pourquoi j’ai envie ? Je ne suis pas une grande fan du XVIIIe, mais traiter de l’assassinat d’un homme, d’autant plus Marat, m’intrigue. De plus, j’ai également entendu beaucoup de bien concernant l’autrice.

 

9782221217719oriQue va-t-on faire de Knut Hamsun, de Christine Barthe

« Ils m’ont placé dans cette bâtisse, entre hospice et hôpital, service des maladies infectieuses. Ils ne savent pas quoi faire d’un homme comme moi, du nom de Knut Hamsun, Prix Nobel de littérature. La justice piétine, tourne en rond, parle tout bas. Je me doute bien que pour beaucoup de mes juges, il serait préférable que je passe de vie à trépas ou, tout au moins, que je bascule dans la sénilité. On aimerait que mes opinions politiques relèvent de la psychiatrie. On cherche à cerner mon caractère, on pense que j’ai courbé l’échine devant l’Allemand Terboven qui dirigeait notre pays pendant la guerre, et que j’ai baisé les pieds d’Hitler. Grands dieux, ce n’est pas ce que j’ai fait. Ils disent que je suis un traître. Je suis un traître mais mon procès est reporté. Je suis un traître qu’ils ne veulent pas juger. »

Pourquoi il me fait envie ? Je lis très peu de livre traitant de la psychiatrie dans son histoire et de ces dérives. Ici, c’est surtout l’histoire d’un homme enfermé, qui fut prix Nobel de littérature et cherche à rester humain.

 

Le calame noir, Yasmine Ghata

9782221215012ORIQui était Siyah Qalam, autrement dit « le calame noir » ? Fasciné par les nomades des steppes d’Asie centrale, ce peintre énigmatique de la fin du XVe siècle a laissé des dessins très loin des canons esthétiques de son époque. Son style réaliste intrigue depuis toujours les historiens d’art islamique. Un album de ses oeuvres conservé au musée de Topkapi renferme son secret. On y voit des hommes et des femmes au sein d’un campement d’été dans leurs tâches quotidiennes, mais aussi des descriptions de cérémonies occultes grouillant de démons et de créatures maléfiques. Pour quelle raison cet artiste de la cour de Tabriz a-t-il laissé autant de témoignages sur ces peuplades vouées à l’oubli ?

Pourquoi il me fait envie ? Curiosité naturelle envers un pays et une culture que je ne connais pas. Qui est donc ce peintre et qui sont ces peuplades ? 

 

9782221199121oriMoonglow, Michael Chabon

En 1947, à la synagogue de Baltimore, un jeune vétéran de la guerre de 39-45 épouse une réfugiée française. Sur le bras, elle porte un tatouage de chiffres bleus. Fragile et fantasque, elle est hantée par des visions d’un cheval écorché qui semble symboliser pour elle toute l’horreur nazie.
À l’opposé, le marié, maquettiste de fusées, fasciné par la conquête spatiale, mesure tout à l’aune de la raison. Mais il a participé à la libération du camp de concentration de Dora et il sait quel prix certains hommes ont payé les avancées scientifiques. Les terreurs, les fugues, les séjours en hôpital psychiatrique de son épouse tant aimée achèvent de bouleverser le socle de ses certitudes.

Pourquoi il me fait envie ? Moonglow est sûrement celui que j’attends le plus. Le côté conquête spatiale est forcément ce qui m’a attirée, mais il y a aussi tout le côté « comment vivre après avoir vu   l’horreur »

 

9782221217955oriArthur et Paul, la déchirure – René Guitton

Ce roman a pour toile de fond la guerre de 1870 et la Commune. Rimbaud et Verlaine, ivres d’absinthe et de liberté, vivent leur épopée sulfureuse entre Paris, Bruxelles, Londres, Stuttgart, avec pour principal témoin un pasteur luthérien allemand. D’autres figures croisent leur destin, Hugo, Baudelaire, Marx, Napoléon III, Louise Michel, Henry Dunant et un juge belge viscéralement homophobe. Paul cherche l’apaisement dans l’illumination religieuse, Arthur s’étourdit dans son errance marginale, et l’aventure passionnelle se termine au coeur du Wurtemberg où Rimbaud confie à Verlaine ses derniers poèmes, comme un ultime legs à la littérature.

Pourquoi il me fait envie ? Pour un seul mot : 1870. Amoureuse incontestée du XIXe, ce livre m’attire comme un verre d’absinthe. 

Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une nouvelle maison d’édition. Des envies particulières avec les sorties de Robert Laffont ?


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3 commentaires sur “Rentrée littéraire 18 / Robert Laffont

  1. Moonglow ! je l’ai vu beaucoup sur les réseaux sociaux, hâte de lire ton avis et le premier, sur Sartre et Giacometti – j’adore également cette période. Tu me diras si mes instincts sont les bons. J’ai tellement détesté mon année de seconde consacrée à la Révolution que j’ai tout oublié et Marat, Cordais, tous ces noms me hérissent le poil ! Mais peut-être sauras-tu me convaincre ?

    Aimé par 1 personne

    1. En général, je suis rarement déçu sur les choix d’édition de Robert Laffont. On verra ce que donne ce crû. Aha je comprends. As-tu essayé La sœur du Roi ? C’est un roman qui traite de la révolution à travers la relation platonique d’Elisabeth de France et du jardinier du Roi. C’est assez fluide, tu pourrais aimer 😉

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  2. Je ne me penche pas pour le moment sur les rentrées littéraires ( de toute manière, à la rentrée, je n’aurais plus le temps de lire alors autant ne pas me faire de mal pour rien haha ) mais j’ai quand même fait la curieuse avec ton article ! « Que va-t-on faire de Knut Hamsun » me tente beaucoup ! ( je ne te remercie pas :p ) Et le dernier, Arthur et Paul, m’intrigue pas mal.

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