La nuit a dévoré le monde | Dominique Rocher | 2018 |


CINÉMA


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La nuit a dévoré le monde 

 

hier soir avec monsieur, on s’ennuyait un peu. Un programme TV toujours aussi bof et un livre pas terrible plus tard, nous venions de lancer La nuit a dévoré le monde. Sauf que voilà, les zombies ce n’est plus du tout ma came. Bestiole (trop) tendance depuis quelques années, j’estimais que le tour en avait été fait et que ce film n’en apporterait sûrement rien. C’est un peu comme le Vampire et le Loup-Garou, à un moment, il faut dire stop où c’est l’overdose qui guette.

La nuit a dévoré le monde présente Sam, un jeune trentenaire de passage à la soirée de son ex-copine afin de récupérer un carton de cassette audio. Le malin s’endort dans un bureau et quelques heures plus tard, c’est le drame. A son réveil, Sam découvre un appartement dévasté et un Paris rempli de mort. S’installe alors la survie, entre solitude et folie latente.

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Le film de Dominique Rocher utilise le mythe du zombie comme d’un prétexte afin de raconter l’histoire de Sam et de cette immense solitude qui s’installe. Nous sommes très loin des classiques films de zombies fait de sang et de mort trash, mais plus dans quelque chose de psychologique à l’image travaillée. Le rythme est lent et installe un cadre intimiste qui permet de prendre toute la mesure de la folie de Sam qui très vite, parle aux morts, entend des voix et entre parfois dans une vraie psychose.

C’est un film que j’ai beaucoup aimé, mais qui finit de façon assez abrupte. C’est peut-être le seul point noir à soulever, mais qui avait-il de plus à dire ? Je n’ai pas lu le livre dont est adapté le film et qui fut écrit par Martin Page. Peut-être apporte-t-il plus de réponse.

Conclusion, un film qui change des sempiternelles zombies dévoreur de chair qui a le mérite d’être français. Preuve est que le pays peut faire autre chose que ses comédies insipides et ose même le film de genre. L’acteur principal réalise une prouesse où chaque émotion passe dans le regard (le film possède peu de dialogue.) et le geste. Un film à voir en mettant de côté ses attentes d’actions et en se laissant porté par ce qu’il propose : un film psychologique sur la fin du monde avant un film de zombie.


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Réalisateur Dominique Rocher

Durée 1h30

Année 2018

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