Un(e) secte, Maxime Chattam

Après Le signal, notre auteur préféré de thriller glauque et graphique revient avec un tout nouveau roman : Un(e) secte. Orienté polar, le roman met en avant le monde des insectes à coups de squelettes, araignées, mille-pattes et autres choses tout aussi ragoûtants. Récit.

Le nouveau Chattam a été complexe avec moi dès l’annonce de sa sortie. Je suis arachnophobe doublé d’une peur certaine des insectes, puis finalement, c’est aussi peut-être ce qui m’a attiré. Frissonner et « dompter » ma peur des insectes. Oui, je dois être un peu cinglée…

 

UN(E) SECTE

 

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Un squelette encore sanguinolent portant ses vêtements est retrouvé dans un parc de L.A. Le cas est étrange, déboussolant les flics de la ville. En effet, une myriade d’insectes de tous horizons est retrouvée autour du cadavre. L’affaire atterrit entre les mains d’un flic spécialisé dans les insectes. L’occasion est trop belle pour Atticus Gore de redonner son blason. Au même moment, Kat, détective privée enquête sur la disparition d’une jeune femme. Et si les deux affaires étaient liées ?

J’avoue que c’est principalement le nom de Maxime Chattam qui m’a fait foncer dessus. Le polar et moi, d’ordinaire ce n’est pas la peine, alors forcément, je n’ai même pas lu le synopsis. Premier constat et comme souvent : le prologue est une claque. Tu sais déjà que tu vas, toi lecteur, toucher ton corps, regarder dans la douche et ouvrir en grand ton lit avant d’entrer dedans, dès que tu auras fini le roman. Parce qu’elle est là, la force de l’auteur. La persuasion. Réussir à te faire croire que ce que tu lis se passe aussi dans ton environnement.

Mais le bat blesse rapidement. Parce que dieu que le roman est lent à se mettre en place (en plus, j’ai eu l’idée de le lire de façon totalement décousue..). Le rythme est inégal et il faut attendre de dépasser une bonne moitié pour le rendre vraiment addictif. La faute aux deux enquêtes en parallèle qui mettent un temps fou à se rejoindre. J’ai bien cru que cela n’ arriverait pas…

Mais moi, ce que j’attendais, ce sont les insectes. Ces bêtes bouffeuses d’humains qui grouillent, machiavéliques et qui n’attendent qu’une occasion pour entrer dans une oreille. Chou blanc. Je me suis très vite rendu compte que cet Un(e) Secte ne serait pas le roman d’horreur que j’attendais, ma déception fut immense. Quoi, encore un polar ? Parce que concrètement, à part quelques scènes (très) graphiques, cela reste relativement sage. Alors ami.es phobiques comme moi, soyez rassurés.

Heureusement, le moment de lecture est sauf. La fin apporte tout le panache que j’attendais. Les masques tombent et une jolie critique de notre société et de notre avenir pointe le bout de son nez. C’est finalement ce qui aura sauvé mon ressenti général pour Un(e) secte.

En conclusion, le dernier roman de Maxime Chattam n’est pas un roman d’horreur, mais bien un polar avec une enquête présente. Peut-être trop, au détriment de ce qui faisait l’intérêt du roman : les insectes. Cependant, l’auteur confirme son talent d’écrivain et de maître du frisson avec des moments véritablement anxiogènes.

 


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Un(e) secte, écrit par Maxime Chattam

Édité par Albin Michel

454 pages

 

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